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80 % des métaux précieux mondiaux sont contrôlés par la Russie et l’Afrique du Sud

Les métaux précieux sont réputés pour leur rareté. Ils sont surtout localisés dans certains pays qui y exercent un certain monopole. Selon le classement mondial des métaux précieux, la Russie et l’Afrique du Sud détiennent plus de 80% des métaux précieux dans le monde. Notez surtout qu’il y a une nuance importante entre métaux précieux et métaux plus cher. Bien entendu, un métal précieux a toujours une valeur non négligeable.

Des réserves importantes

Il existe plusieurs métaux précieux dans le monde, mais la plupart ne sont pas aussi précieux que l’or, l’argent ou le platine. Cependant, ce sont des métaux qui peuvent servir d’échange lors de rachat de métaux tout comme ceux destinés à la construction de machines et de bijoux. Aujourd’hui, la Russie et l’Afrique du Sud détiennent les plus grandes réserves d’or, d’argent, d’uranium, de platine, de palladium et plusieurs autres ressources stratégiques. D’ailleurs, ces deux pays se sont engagés à renforcer leur coopération, notamment dans les domaines de l’exploitation minière pour les prochaines années. Notez que dès que l’on se réfère au terme de « métal précieux », on pense à l’or. Cependant, il faut reconnaitre qu’il ne se trouve pas au sommet du classement des métaux précieux.

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La promotion de la croissance des métaux précieux dans le monde

Dans le cadre de leur projet de coopération, la Russie et l’Afrique du Sud entendent booster leur niveau de productivité de métaux précieux dans le monde. Un accord pour une large exploitation a été signé en 2025 dans le traitement des ressources minérales. Dès lors, les deux pays auront la possibilité de promouvoir la croissance du secteur dans le monde et on s’achemine vers un partenariat dans le cadre des BRICS. Notez surtout que des métaux tels que le palladium et le platine sont presque exclusivement contrôlés par la Russie et l’Afrique du Sud.

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Le contrôle du marché des métaux précieux

Il faut dire que le contrôle du marché du palladium par ces deux pays est impressionnant. Depuis quelques années, la Russie et l’Afrique du Sud cherchent à augmenter leur production. Les échanges entre les deux pays vont bientôt atteindre les 1000 milliards de dollars. Outre leur collaboration dans le domaine des métaux précieux, ils vont aussi collaborer dans le secteur de l’agriculture, de la banque, du pétrole, du gaz, de la pêche, des ressources en eau et dans le secteur éducatif.

Les conséquences économiques et géopolitiques de ce contrôle

Le contrôle du marché des métaux précieux par la Russie et l’Afrique du Sud a de nombreuses conséquences économiques et géopolitiques. Cela leur confère une influence importante sur les prix mondiaux des métaux précieux. Effectivement, en contrôlant une telle part de la production mondiale, ces deux pays ont le pouvoir de faire fluctuer les cours selon leurs besoins.

Cette situation renforce leur position sur la scène internationale. En maîtrisant une ressource aussi stratégique que les métaux précieux, ils se placent dans une position dominante face aux autres nations qui doivent compter sur eux pour s’approvisionner en palladium ou en platine notamment.

Ce contrôle peut aussi avoir un impact sur l’environnement mondial et le développement durable. Les mines d’extraction de ces métaux sont souvent très polluantes et dangereuses pour les travailleurs locaux. Ils doivent prendre des engagements forts pour limiter les effets néfastes de l’extraction minière sur leur territoire.

Cette nouvelle situation soulève aussi des questions quant à la répartition équitable des richesses générées par l’extraction minière entre entreprises locales, gouvernements nationaux et communautés locales vivant autour des sites miniers.

Le contrôle du marché mondial à 80% par la Russie et l’Afrique du Sud n’est pas sans conséquence, tant au niveau économique qu’au niveau environnemental. Des solutions devront être envisagées afin de minimiser tout impact négatif lié à cet avantage concurrentiel.

Les alternatives émergentes pour réduire la dépendance envers ces deux pays

Face à la situation actuelle de dépendance envers la Russie et l’Afrique du Sud pour l’approvisionnement en métaux précieux, des alternatives émergent afin de réduire cette dépendance. Certains pays cherchent ainsi à diversifier leurs sources d’approvisionnement en se tournant vers des producteurs situés dans d’autres régions du monde.

Des pays comme les États-Unis ou encore le Canada ont lancé ces dernières années des programmes visant à augmenter leur production locale de métaux précieux. Ils tentent aussi d’intensifier leurs efforts pour exploiter des gisements non conventionnels qui n’étaient pas rentables auparavant.

Les technologies vertueuses avancent rapidement et offrent des perspectives encourageantes. Les entreprises travaillent sur le développement de méthodes innovantes qui permettent de recycler efficacement les métaux précieux présents dans nos déchets électroniques notamment.

Le secteur minier est donc appelé à une profonde transformation. Les investissements massifs dans la recherche et le développement devront être effectués par les grandes entreprises minières mais aussi par les gouvernements pour réussir la transition vers un marché plus durable et responsable.

Si la domination russe et sud-africaine semble difficilement remise en cause aujourd’hui, il existe néanmoins plusieurs pistes prometteuses pour diminuer notre vulnérabilité face aux fluctuations mondiales qu’elles induisent. C’est une opportunité unique d’accélérer notre transition vers un modèle économique plus responsable tout en assurant notre approvisionnement futur en métaux précieux.